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Les bases de la géopolitique de la Russie

Les bases de la géopolitique de la Russie

La géopolitique russe, entre sentiment d'encerclement et dégagement

(mis à jour le 06 octobre 2020)

Introduction - Cadre

De nos jours, il est intéressant de constater à quel point la question identitaire a une influence incontournable sur la politique étrangère et la géopolitique de la Fédération russe. Or le principe même de l’Identité d’un peuple ne parvient pas à persister dans le temps sans une Histoire commune solidement enracinée. Ainsi, l’identité russe repose sur un passé riche en évènements historiques, un passé rempli de hauts faits et de points de rupture.

Parmi ces points de rupture, un évènement particulier a donné naissance aux actuels tiraillements identitaires du peuple russe. Cet évènement a eu un impact indélébile sur les mentalités russes. Pour les Russes, ce fut un cataclysme historique, créant un sentiment d’insécurité permanent. Il s’agit des invasions mongoles du XIII° siècle.

Dès 1237, les Mongols commencèrent l’invasion, le pillage et le massacre de la Rus‘ de Kiev. La capitale fut dévastée en 1240, marquant la disparition du « premier État russe ». En 1243, des Turco-Mongols, les Tatars (nom donné par les Russes), établirent le Khanat de la Horde d’Or. Celui-ci assurera la domination turco-mongole sur les principautés russes pendant plus de  200 ans. 

  • Les Tatars originaux étaient une tribu mongole qui fournit une partie importante des troupes de l’armée de Batu, petit-fils de Gengis Khan et fondateur de la Horde d’Or, durant les invasions du XIII° siècle en Europe (Encyclopédie Larousse). Ce peuple a progressivement disparu en s’assimilant aux différentes populations (turques, slaves ou finnoises), dont certaines continuent, encore de nos jours, à parler la langue tatare.

Dans ce contexte, on peut noter que les populations, cultures et langues turques et mongoles avaient déjà atteint un tel haut degré de mélange qu’il est parfois difficile, voire impossible de définir avec certitude l’origine d’une population, d’un mot ou d’une coutume. Ce degré de mélange entre Mongols et Turcs est exprimé par le terme de « Turco-Mongol » .

Ainsi, les Russes appelèrent « Tatars » (Encyclopédie Larousse) :

  • Toutes les tribus mongoles et turques du domaine de Batu (XIII°-XIV° siècles).
    • Cause : Les « Tatars originaux » formaient l’avant-garde des armées mongoles.
  • Toutes les tribus musulmanes de langue turque de la Horde d’Or (XIV°-XV° siècles).
    • Causes : Les Mongols, peu nombreux, s’assimilèrent aux populations turques alors que l’Islam progressait au sein des populations turco-mongoles.
  • Par extension, toutes les tribus musulmanes de langue turque de la Russie et de la Sibérie (après le XV° siècle).

Concrètement, dans le cadre des « Clés de l’Est », sauf indication ou précision contraire (les « Tatars originaux » ou les locuteurs de la langue tatare, par exemple), le terme de « Tatar » renverra à sa seconde définition, à savoir les populations musulmanes de langue turque ou mongole se trouvant sur le territoire de l’ancienne Horde d’Or.

De plus, il est également intéressant de constater que les invasions mongoles coïncidèrent avec les croisades et la propagation du christianisme catholique dans les régions baltes. Ainsi, les seuls contacts que les Russes eurent alors avec les Européens furent de nature guerrière. En effet, c’était durant cette période que le célèbre Alexandre Nevski, alors prince de Novgorod (1236-1252), vainquit les Suédois à la bataille de la Neva (1240) et les Chevaliers teutoniques à la bataille du lac Peïpous (1242).

La soumission aux Mongols pour résister aux Allemands

Dès lors, pour résister aux avancées germaniques vers l’Est (Drang nach Osten, la « Marche vers l’Est ») et stopper les raids mongols, les principautés russes n’eurent d’autres choix que de se soumettre au Khan de la Horde d’Or. Plus éloignée, la Principauté de Novgorod ne le fit qu’en 1249. S’adaptant au nouveau contexte géopolitique, certains tirèrent même quelques avantages de leur soumission à la tutelle mongole.

La Horde d'Or et les Principautés russes

Source : "Peuples cavaliers" d'Asie centrale (peuplescavaliers.be)

Ainsi, Alexandre Nevski fut reconnu par le Khan mongol comme grand-prince de Kiev (1249-1263) (ce fut le dernier à jouir de ce titre !) et grand-prince de Vladimir (1252-1263). Ensuite, son fils, Daniel, prince de Moscou (1263-1303), respecta également une soumission exemplaire qui lui permit de commencer à élargir son territoire.

Néanmoins, la domination turco-mongole isola totalement les principautés russes des grandes évolutions qui avaient alors lieu en Europe, marquant un arrêt net dans leur développement durant deux siècles [1]  [2]. Cette situation occasionna une fracture semblant irréparable sur l’identité culturelle russe, et donc la politique étrangère russe. La Russie est-elle européenne ou asiatique ?

La constitution d’un glacis territorial protecteur

L'unification russe pour résister aux Tatars

Quoiqu’il en soit, la menace germanique à l’Ouest et la présence turco-mongole à l’Est engendrèrent chez les Russes un sentiment permanent d’insécurité et d’encerclement. Ainsi, profitant de l’affaiblissement du pouvoir mongol au sein de la Horde d’Or (1430-1502), la Moscovie mena de plus en plus ouvertement une politique d’hostilité envers le Khan.

En effet, Ivan III le Grand, grand-prince de Moscou (1462-1505), entama une politique d’unification de la Russie (annexions d’Iaroslavl en 1463,  Rostov en 1474 et  Novgorod en 1478). Devenu assez puissant, il cessa de payer le tribut annuel à Ahmed, khan mongol de la Horde d’Or, en 1480. Lorsque ce dernier refusa le combat à l’occasion de la « Grande Halte », l’indépendance politique de la Moscovie fut établie.

L’unification russe devint complète sous son successeur, Vassili III (1505-1533). Celui-ci parvint ainsi à constituer un glacis territorial protecteur doté d’une profondeur stratégique suffisante afin de garantir la sécurité des centres névralgiques de la Moscovie [3]. Néanmoins, les Tatars continuèrent malgré tout à effectuer des raids annuels, parfois en profondeur sur le territoire moscovite.

Expansionnisme de la Russie
Expansionnisme de la Russie

Source : Histoire de la Russie (Wikipedia)

Ayant également profité de l’affaiblissement du pouvoir mongol, les Tatars s’étaient réorganisés en différentes entités politiques, notamment :

  • Le Khanat de Kazan,
  • Le Khanat d’Astrakhan,
  • Le Khanat de Crimée,
  • Le Khanat de Sibir, également dit de Touran (qui donnera son nom à la Sibérie),
  • La Horde Nogaï (une confédération de nomades tatars).

L'expansion pour éliminer la menace tatare

Après une période de protectorat russe sur Kazan (1487-1521), les troupes d’Ivan IV le Terrible, grand-prince de Moscou (1533-1547), prirent et détruisirent Saraï, capitale de la Horde d’Or, en 1502. Par la suite, Ivan le Terrible, devenu le premier tsar de Russie (1547-1584), lança une offensive vers l’Est pour se libérer de la menace que représentait l’existence de khanats tatars à ses frontières. Ainsi, le Khanat de Kazan fut vaincu et annexé en 1552 ainsi que celui d’Astrakhan en 1556. Néanmoins, malgré leur élimination, les Tatars poursuivirent leurs raids en territoire russe. L’un d’eux atteindra même Moscou en 1571.

Ensuite, c’est au tour du Khanat de Sibir d’être annexé à la Russie en 1598. Cette annexion permettra au tsar Boris Godounov (1598-1605) de débuter la colonisation de la Sibérie. Moscou eut, dès lors, les mains libres à l’Est, où la conquête sera relativement aisée, pour se concentrer vers le Sud et l’Ouest où de puissants rivaux demeuraient : la Suède, la Pologne et les Tatars de Crimée. 

En effet, Kazan, Astrakhan et Sibir ayant été vaincues et annexées, il ne restait parmi les reliquats de la Horde d’Or que le Khanat de Crimée. Vassal de l’Empire turc ottoman depuis 1475, il demeurait un puissant rival sur la frontière méridionale de la Russie. Les Tatars de Crimée n’avaient-ils pas pillé et incendié Moscou en 1571 ? Ainsi, ils continuèrent de mener des raids dans le territoire russe. Pour maintenir la paix, la Russie dut se résigner à leur verser un tribut annuel. 

La situation perdura jusqu’en 1685, date à laquelle Pierre I° le Grand, alors tsar de Russie (1682-1721), décida de cesser de payer le tribut, premier signe d’une réorientation de la politique étrangère russe vers l’Europe contre les Turcs. Cette transition coïncida alors avec les premières poussées de la Russie vers le Sud en vue d’atteindre les « mers chaudes » (voir plus bas).

L'expansion pour contrer les menaces suédoises et polonaises

Héritant des enjeux militaires et commerciaux que Novgorod (république marchande russe annexée en 1478) avait dans la région baltique, la Moscovie, puis la Russie se retrouvèrent face aux deux traditionnels ennemis de l’ancienne principauté : les Chevaliers teutoniques (alors sur le déclin face à la Pologne) et la puissante Suède. Ainsi, une série de conflits limités opposèrent Russes et Suédois en Finlande et en Livonie (grosso modo l’Estonie et la Lettonie). Le premier conflit d’ampleur fut la Guerre de Livonie (1558-1583). A cette occasion, la Suède et la Pologne-Lituanie s’allièrent pour contrecarrer les ambitions russes en Livonie. Cette guerre fut un désastre pour la Russie, qui fut tout simplement éjectée de la région baltique.

Par la suite, une multitude d’autres conflits opposeront la Russie et ses deux voisins occidentaux. Ainsi, les Polonais se poseront en « ennemis mortels » en prenant Moscou en 1610 (profitant même de l’occasion pour installer leur candidat sur le trône) tandis que les Suédois pénètreront en profondeur le territoire russe, jusqu’à Poltava en 1709 (Grande Guerre du Nord, 1700-1721). 

D’abord en position de faiblesse, la défaite suédoise durant la Grande Guerre du Nord fit émerger la Russie comme une puissance militaire avec laquelle il fallait dès lors composer. Pierre le Grand s’empara alors de larges territoires sur la Baltique et y fonda sa nouvelle capitale : Saint-Pétersbourg. 

L’expansion russe vers l’Ouest pouvait commencer… Au détriment de la Suède (qui allait perdre la Finlande en 1809) et de la Pologne (qui finira par totalement disparaître en 1795).

« Ouverte à tous vents aux invasions [3] » (Mongols et Tatars à l’Est, Suédois, Teutoniques et Polonais à l’Ouest), la formation d’un glacis territorial s’avérait donc vital pour l’État russe. Ainsi, les successeurs d’Ivan le Terrible, puis de Pierre le Grand œuvrèrent à l’extension territoriale de la Russie, jusqu’à atteindre des « frontières naturelles sûres [4] » (larges fleuves, montagnes, mers, océans, etc.). 

Empire russe et sa sphère d'influence en 1866

Source : Histoire de la Russie (Wikipedia)

Plus tard, après deux guerres mondiales, pour sécuriser sa frontière occidentale, dépourvue de « frontières naturelles », l’Union soviétique poursuivit cette logique en décidant de mettre en place, en 1944-1945, toute une série de régimes communistes satellites dans les régions libérées par l’Armée rouge en Europe centrale (Pologne, Allemagne de l’Est, Tchécoslovaquie, Hongrie, Roumanie et Bulgarie).

L’ « Étranger proche », nouveau glacis territorial pour la Russie ?

Suite à l’implosion soviétique de 1989-1991, la Russie perdit une large partie de son glacis territorial et de ses « frontières naturelles ». Seules, les positions en Sibérie sont conservées. En réaction, la Russie mit alors en place un nouveau concept géopolitique : l’ « Étranger proche [5] ». Celui-ci représente un espace géographique incluant les anciennes républiques soviétiques, à l’exception des États baltes, qui s’étaient rapidement tournés vers l’Occident. Il est à noter que l’espace couvert par le nouveau concept coïncide fortement avec la définition géographique du concept de Heartland.

Dans ce cadre, il est compréhensible que Moscou recherche par tous les moyens disponibles (économie, langue, démographie, culture, diplomatie, énergie et armée) à maintenir une sphère d’influence, à défaut d’un glacis territorial protecteur. D’ailleurs, la Russie dispose, encore de nos jours, de forces armées, de bases et installations militaires disséminées à travers tout l’espace postsoviétique.

Les stratégies mises en oeuvre par le Kremlin pour maintenir son influence sur son « Etranger proche » reflètent la volonté moscovite de conserver le territoire russe hors de portée de l’Occident. Cette nécessité est d’autant plus forte pour la Russie que, après la Guerre froide, l’ensemble des anciens régimes communistes satellites du Pacte de Varsovie a quitté l’orbite russe pour intégrer les institutions euro-atlantiques entre 1990 et 2009.

Dans un tel contexte, les tensions augmentèrent d’un cran lorsque les trois États baltes, pourtant anciennes républiques soviétiques, adhérèrent à l’Organisation du Traité de l’Atlantique-Nord (OTAN) en 2004. En 2008, elles devinrent explosives suite à l’annonce de l’Alliance atlantique que l’Ukraine et la Géorgie avaient vocation de la rejoindre [6]. En réaction, en août 2008, la Russie intervint militairement en Géorgie et lui arracha l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud, deux régions séparatistes, de facto indépendantes.

Poursuivant cette logique, suite aux enjeux autour du Traité d’association entre l’Ukraine et l’Union européenne, une guerre civile éclata dans le pays (2013-2014), entraînant le rattachement de la Crimée à la Russie ainsi que la sécession des oblasts de Lougansk et de Donetsk, soutenus par Moscou.

La quête d’accès aux « mers chaudes »

Parallèlement à la constitution du glacis territorial, la Russie conduisait, depuis le XVIII°siècle, une politique systématique de conquêtes en direction non seulement de la mer Baltique mais également de la mer Noire et la mer Caspienne. L’objectif premier de cette politique était de désenclaver commercialement la Russie, dont les ports sont souvent bloqués par les glaces plusieurs mois par an.

Ainsi, Moscou se revendiquant comme étant la « Troisième Rome », la Russie se servira de l’argument de la protection des chrétiens orthodoxes pour attaquer à maintes reprises en direction du Sud contre les Tatars de Crimée et leurs protecteurs, les Turcs ottomans, durant les XVIII° et XIX° siècles. Concrètement, les Russes intervinrent en Crimée, vers le Danube, dans les Balkans et dans le Caucase, donc en direction des « mers chaudes ».

Plus proche de nous, on retrouve le même raisonnement dans l’actualité du Proche-Orient. En effet, afin de maintenir sa présence en Méditerranée orientale, la Russie soutient le régime baasiste en Syrie. Et pour cause, elle y dispose de sa seule base militaire hors de l’espace postsoviétique : la base navale de Tartous. Dans ce contexte, l’engagement russe dans la lutte contre les islamistes prend tout son sens [7].

Poursuivant la logique, en plus de bloquer l’intégration euro-atlantique de l’Ukraine, l’annexion de la Crimée en 2014 permet à la Russie de continuer à jouir de l’importante base navale de Sébastopol. Les autres infrastructures portuaires russes dans la région étant insuffisantes, la possession de la Crimée permet à la Russie d’accéder directement à la mer Noire, dépourvue de glaces toute l’année. Ainsi, outre l’aspect commercial, « vieux rêve impérial [7] », la Russie cherche toujours à avoir accès aux mers méridionales pour pouvoir projeter sa puissance navale [7].

Concrètement, la volonté de Moscou d’atteindre les « frontières naturelles » de la Russie et les « mers chaudes » incita la Russie à intervenir à plusieurs reprises dans le Rimland, notamment dans l’Europe centrale et orientale, les Balkans, le Caucase, le Proche-Orient mais aussi en Asie centrale (cf. « Grand Jeu » russo-britannique (XIX° s.)).

Conclusion

Pour conclure, il est intéressant de constater que, entre 1480 et 2020, la géopolitique russe n’a que peu évolué. En effet, la Russie ressent toujours ce sentiment d’insécurité et d’encerclement. Or ce sentiment a un fondement, les États-Unis étant présents en Europe, en Afghanistan et en Amérique du Nord. Par conséquent, pour sécuriser ses centres névralgiques, la Russie tente de maintenir son influence dans son « Étranger proche », à défaut de disposer d’un glacis territorial protecteur coïncidant avec des « frontières naturelles ».

A cette fin, le Kremlin dispose de plusieurs atouts (influence culturelle, linguistique, démographique, diplomatique, économique, énergétique et militaire). Autant de cartes que la Russie peut jouer pour limiter la pénétration des États-Unis dans l’espace postsoviétique.

Dans les cas les plus extrêmes, Moscou n’hésitera pas à jouer sa carte énergétique en coupant les livraisons de gaz. Dans l’éventualité où cela ne suffirait pas, la Russie peut abattre son ultime carte : l’intervention militaire. Ainsi, elle est intervenue ou intervient dans de nombreux conflits séparatistes présents dans l’espace postsoviétique (Russie/Tchétchénie, Moldavie/Transnistrie, Géorgie/Abkhazie, Géorgie/Ossétie du Sud, Géorgie/Adjarie, Azerbaïdjan/Haut-Karabakh, Ukraine/Crimée, Ukraine/Lougansk et Ukraine/Donetsk).

Enfin, le maintien de son influence dans l’espace postsoviétique fait partie d’une politique de restauration de la Russie en tant que superpuissance. Ainsi, Moscou veut restaurer la parité stratégique et technologique avec les États-Unis. Par ailleurs, c’est dans ce cadre que la Russie a lancé un ambitieux plan de modernisation de ses forces armées, dont les progrès sont visibles chaque année à l’occasion des célébrations du Jour de la Victoire le 9 mai…

  1. CORDIER Henri, « L’invasion mongole au Moyen-Âge et ses conséquences », Institut de France, [en ligne], 1914, [http://14-18.institut-de-france.fr/1914-discours-henri-cordier.php], (consulté le 23/12/16).
  2. PEYNICHOU Céline, « Russie-Chine : l’histoire sous le joug mongol », Asialyst, [en ligne], 2016, [https://asialyst.com/fr/2016/06/29/russie-chine-l-histoire-sous-le-joug-mongol/], (consulté le 23/12/16).
  3. MIGAULT Philippe, « Géopolitique de la Russie : Facteurs de puissance et de vulnérabilité », Observatoire stratégique et économique de l’espace post-soviétique, 2015, p2.
  4. MENDRAS Marie, Russie, l’envers du pouvoir, Paris: Éditions Odile Jacob, 2008, p21.
  5. « Étranger proche et CEI », Géoconfluences, [en ligne], 2007, [http://geoconfluences.ens-lyon.fr/glossaire/etranger-proche-et-cei], (consulté le 22/12/16).
  6. « Déclaration du Sommet de Bucarest », Organisation du Traité de l’Atlantique Nord, [en ligne], 2008, [http://www.nato.int/docu/pr/2008/p08-049f.html], (consulté le 22/12/16).
  7. NABLI Béligh, « Le « retour » de la puissance russe en Méditerranée », Institut de Relations Internationales et Stratégiques, [en ligne], 2015, [http://www.iris-france.org/65829-le-retour-de-la-puissance-russe-en-mediterranee/], (consulté le 22/12/16).

Image de tête : Source : « Russie: la DCA russe fête ses 55 ans » (Sputnik France).

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